Le secret de la correspondance numérique

La présentation

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Le sujet

Comment retrouver la valeur de la vie privée et échapper à la conjuration du cabinet noir ?

C'est un édit de Louis XI datant de 1464 qui a créé le 1er service régulier de poste, suivi en 1546 par l'interdiction du chiffrement sous François 1er. La tentation de centraliser la correspondance privée à des fins de surveillance ne date pas d'hier. Elle a culminé jusqu'à la formation d'un « cabinet noir » chargé d'intercepter les correspondances afin de repérer et censurer les opposants politiques, et s'informer des courriers diplomatiques ou militaires. Cette pratique, en vigueur dès l'ouverture de la poste au public, a été l'une des motivations de l'institution du monopole postal, présenté publiquement comme un moyen de protéger les usagers. La Révolution a mis fin à ce système créé sous Louis XV et qui a duré jusqu'à la fin du règne de Napoléon III.

Les parallèles sont assez évidents aujourd'hui : centralisation des services du Web et surveillance de la population vont de pair, et son liés à plusieurs problématiques -- pas seulement techniques -- auxquelles il a fallu réfléchir quand on a cherché à imaginer une solution pour mieux protéger le secret de la correspondance numérique. Avec des protocoles techniques anciens et parfois inadaptés, à l'ère du « rien à cacher », de l'état d'urgence permanent et où il suffit à un gouvernement de passer des accords avec une poignée de GAFAM pour surveiller quasiment tous les échanges, comment répondre concrètement à la perte du secret de la correspondance privée ?

Un retour d'expérience sur le projet Caliopen permettra de voir les problèmes concrets qui se posent face à une question qui semble idéaliste : peut-on espérer retrouver, sur internet, la notion de secret de la correspondance ?

Présenté par Laurent Chemla et Julien Dubedout

Laurent Chemla

Fondateur de Gandi, auteur de « Confessions d'un voleur », membre (CA) de la Quadrature du Net, il fait les meilleurs macarons de France et de Navarre.

Retrouvez Laurent sur @LaurentChemla ou @LaurentChemla@mamot.fr.

Julien Dubedout

D’abord webdesigner freelance à Toulouse, Julien a fait un rapide passage chez Publicis Conseil dans la publicité “mainstream” (Presse / TV / Affiches…) avant d’être embauché chez Publicis Modem où il est resté 3 ans. Il a rejoint ensuite l’agence Roxane fin 2011 pour élargir son champ d’intervention et toucher à des domaines nouveaux pour lui à l’époque comme la conception stratégique et le social media.

Il a maintenant 32 ans et voilà plus de 11 ans qu'il créé pour le web et les réseaux sociaux, pour le compte de nombreux annonceurs internationaux. Il réalise et dirige des projets depuis la conception jusqu’à la production, en choisissant et gérant les éventuels autres métiers connexes au projet (illustrateurs, boîtes de prod…). Il est rompu à l’art de la présentation client et habitué aux salles de réunion feutrées des nombreux annonceurs pour lesquels il a travaillé.

En plus de son vrai travail, il a co-créé le blog d’entraide mariejulien.com ainsi que quelques autres projets comme l’association Métiers Graphiques. Actif dans la communauté du design, il intervient pour aider les graphistes débutants et rédige de nombreux articles sur la pratique du métier.

Il est parfois sollicité en tant que formateur par les écoles web comme la Web School Factory ou l’IPSSI pour intervenir sur différents sujets directement liés au graphisme ou sur la pratique générale du freelance.

Gendre idéal, Julien sait commander chez Subway sans dire “heuu” une seule fois ni se faire refiler les suppléments fromage, il arrive à composter son billet SNCF dans le bon sens du premier coup, et il est le seul homme sur terre à savoir ce que veut dire l’acronyme FNAC.